Le premier Forum Veritas en résumé...
Première soirée le 31 mars 2008 à la Catho, avec Georgina DUFOIX et Thérèse LEBRUN : "De quoi faut-il avoir peur aujourd'hui?"
Les deux oratrices étaient des femmes impressionnantes: Georgina Dufoix (ancienne ministre) a d'abord expliqué de façon très claire et intelligente son parcours personnel, sa foi, et du coup son approche et son vécu de la peur : assumer sa peur, demander pardon à Dieu pour le manque de confiance ... et recevoir sa paix en lui faisant confiance ! Thérèse Lebrun, président-recteur de l'Université Catholique de Lille, faisait aussi référence à la providence et appelait, du coup, à agir même dans les situations où nous ne maîtrisons pas tout. Une soirée qui a permis une forte affirmation de foi !
Deuxième soirée le 1er avril 2008 à Polytech'Lille, avec André COMTE-SPONVILLE et Alain NISUS: "Les religions profitent-elles de la peur des gens?"
André Comte-Sponville, en bon orateur, affirmait l'inexistence de Dieu et le fait que l'homme qui a peur a besoin d'espoir, de religion, sans qu'il y ait volonté de profiter de ses peurs. Alain Nisus, théologien, a apporté une réflexion bien étayée pour affirmer que le christianisme propose une réponse solide à nos angoisses fondamentales.
Troisième soirée le 2 avril 2008 à l'Ecole Supérieure de Journalisme, avec David BROWN, Dr. Dominique SERVANT et Yohann TOURNE: "Comment gérer ses peurs?"
Le docteur Dominique Servant a d'abord présenté le point de vue scientifique des peurs, l'importance de les affronter, des techniques pour les gérer. David Brown, pasteur, a enchaîné sur le fait que les peurs principales des hommes sont liées à la peur de la mort, puis expliquait en 5 points la vision chrétienne du monde en démontrant que le salut biblique répond à cette peur. L'intervention de Yohann Tourne a permis d'envisager clairement l'alternative suivante : un athée doit tout gérer seul et a donc des raisons d'avoir peur, un chrétien peut assumer ses limites et savoir qu'un Dieu aimant gère ! Cela a suscité des polémiques (la foi est-elle une négation aveugle de la réalité ?), qui en fin de compte s'avéraient utiles, puisque les orateurs ont bien su y répondre. La synthèse finale mettait en avant la complémentarité de la psychologie et de la foi : un croyant peut avoir besoin de psychologues tout comme un psychologue ne peut pas répondre à des peurs existentielles auxquelles la foi chrétienne répond.

